Chercher

Des détails

Le Président de l’Union internationale des Savants Musulmans expose le concept de la jurisprudence de l’équilibre et ses principes pour renforcer l’unité de la Oumma

Le Président de l’Union internationale des Savants Musulmans expose le concept de la jurisprudence de l’équilibre et ses principes pour renforcer l’unité de la Oumma

 

Lors d’un épisode du programme « La Charia et la vie en Ramadan » diffusé sur Al Jazeera, le Président de l’Union internationale des Savants Musulmans, Son Éminence Cheikh Dr. Ali Mohieddine Al-Qaradaghi, a présenté le concept de la jurisprudence de l’équilibre (Fiqh Al-Mizan) et ses principes. Il a mis en lumière la méthodologie correcte pour établir la justice entre les individus, dans le but d’unifier la communauté musulmane et de la préserver des facteurs de division.

L’équilibre divin : un fondement de la justice dans la Oumma islamique

Le Dr. Al-Qaradaghi a insisté sur l’importance de ce sujet, soulignant son ancrage dans le Saint Coran. Il a rappelé que Dieu Tout-Puissant a évoqué la jurisprudence de l’équilibre dans deux sourates : la sourate Ash-Shoura et la sourate Al-Hadid.

Dans cette dernière, Allah dit : *« Nous avons envoyé Nos messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les hommes établissent la justice.  (Al-Hadid, 25).

Le Dr. Al-Qaradaghi a expliqué que le mot « balance » (mizan) et ses dérivés sont mentionnés plus de vingt fois dans le Coran. Il a précisé que ces principes étaient appliqués à l’époque du Prophète (paix et salut sur lui) et des califes bien guidés, que ce soit dans les conceptions ou dans les pratiques.

Cependant, il a souligné que la Oumma islamique a connu un déséquilibre dans l’application de ces principes. Il a donné l’exemple des Khawarij, qui se sont focalisés sur un seul aspect du mizan : les versets relatifs au combat, à la rigueur et à l’exclusivité du jugement divin. Ce faisant, ils ont ignoré l’autre aspect de l’équilibre, celui de la paix et de la réconciliation sociale. Ce même état d’esprit a été hérité par certains groupes extrémistes de notre époque.

Les déséquilibres doctrinaux résultent d’une mauvaise compréhension de la religion

Le Dr. Al-Qaradaghi a souligné que certains individus commettent des erreurs dans leur compréhension de la religion, ce qui engendre des déséquilibres dans leurs priorités. Par exemple, certains accordent plus d’importance aux actes surérogatoires au détriment des obligations fondamentales, ce qui traduit une vision erronée des objectifs divins de la création humaine.

Sur le plan pratique, il a insisté sur la nécessité pour chaque individu de baser son équilibre sur la révélation et la raison. Il a recommandé un équilibre dans l’accomplissement des rites religieux, en veillant à respecter aussi bien leurs conditions apparentes que leur essence spirituelle.

Il a également mis l’accent sur l’importance de maintenir un équilibre personnel entre les dimensions spirituelle et physique, en évitant de privilégier un aspect au détriment de l’autre.

Réformer l’effort d’interprétation : la clé du renouveau et de l’unité de la Oumma 

Le Dr. Al-Qaradaghi a mis en avant la réussite du Prophète (paix et salut sur lui) dans l’établissement d’un équilibre parfait entre l’extérieur et l’intérieur, entre la raison et la spiritualité, entre l’individu et la société. Cet équilibre a été attesté par Dieu Lui-même.

Il a également souligné l’équilibre que le Prophète (paix et salut sur lui) a instauré dans ses relations familiales.

Concernant les déséquilibres actuels de la Oumma, il a attribué la cause principale à l’absence d’harmonie entre la révélation et la raison. Il a également évoqué les défaillances des gouvernements musulmans dans l’application du mizan.

Le Dr. Al-Qaradaghi a rappelé que les premiers penseurs européens avaient conclu que la réforme d’une société ne pouvait être réalisée sans l’amélioration de trois systèmes fondamentaux : le système politique, le système éducatif et le système religieux.

Enfin, le Président de l’Union internationale des Savants Musulmans a insisté sur la nécessité de réformer l’effort d’interprétation juridique (ijtihad). Il a appelé à un renouveau fondé sur des interprétations éclairées, évitant ainsi les querelles secondaires et les jugements hâtifs de mécréance et d’hérésie.

)Source: Al Jazeera(

 

ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ

* اضغط على (هنا) لقراءة الخبر باللغة العربية.


Tags:


Attachments:

suivante
Le genre et le démantèlement de la famille… « Approche téléologique pour dévoiler les dimensions dangereuses »
précédente
Al-Qurra Daghi présente ses condoléances suite au décès du cheikh éminent Abu Ishaq Al-Huwaini : “Porteur de la bannière du hadith et voix de la vérité qui n’a jamais vacillé”

Related Topics

Rechercher

Derniers Tweets

Dernières publications Facebook

Branches